• Est-ce que ça fait mal ?
Une intervention de chirurgie
esthétique n’est pas une partie de plaisir. Mais pendant l’opération
vous ne sentez rien et les suites sont souvent beaucoup moins douloureuses
qu’on pourrait le craindre. Elles se limitent souvent à une gêne,
des tiraillements, une perte de sensibilité transitoire de la zone
traitée.
• Que faut-il faire avant ?
Une consultation complète avec
le chirurgien avec étude photographique vous permet de vous entendre
sur le résultat recherché. On vous prescrira ensuite un bilan de
santé complet avec une analyse sanguine groupe sanguin, numération
globulaire, (triglycérides, cholestérol, glycémie etc...) évaluation
du risque cardio-vasculaire : tension artérielle, électro-cardiogramme,
éventuellement mammographie ou échographie de l’abdomen.
• Comment savoir si l'on a besoin
d'un lifting ?
La principale indication du lifting
est le relâchement cutané. Cela se traduit par un front marqué,
des sourcils tombants, des paupières relâchées, des pommettes qui
glissent vers le bas, des sillons naso-géniens très profonds, des
joues détendues, des bajoues, un double menton et un cou flétri.
La plupart du temps, les personnes qui consultent ne présentent
qu'une ou deux de ces caractéristiques, seulement une ou plusieurs
d'entre elles : par exemple, un ovale du visage très relâché et
des sillons naso-géniens très profonds. Mais, touts font spontanément
le même geste : les doigts posés en différents points du visage,
souvent près des oreilles, au milieu de la joue ou au sommet du
front, elles tirent la peau vers le haut comme pour retrouver les
traits qui étaient les leurs quelques années auparavant.
• Quelles sont les limites d’un
lifting ?
Efficace pour combattre la chute
des tissus et des volumes, il est sans effet ou presque sur les
autres signes du vieillissement que sont les ridules, les rides
moyennes et la perte d'éclat de la peau.
Voilà pourquoi on l'associe de plus en plus souvent à des techniques
complémentaires comme l'injection de produits de comblement, le
filling ou la dermabrasion.
• Que faut-il faire avant pour
limiter les suites ?
Dans la semaine précédant l’intervention,
prendre un traitement homéopatique à base d’arnica pour diminuer
la douleur, les rougeurs, les bleus et les gonflements. Pensez
aussi à arrêter l’aspirine et tous les médicaments qui ont des
effets anti-coagulants pour éviter les saignements et les hémorragies.
• Que fait le chirurgien pendant
l’intervention pour que le patient récupère plus vite ?
Il s’efforce de réduire au maximum
la durée de l’intervention car plus elle est longue, plus les oedèmes
sont importants. Pendant l’acte chirurgical proprement dit, on
essaie d’être le plus efficace possible avec des gestes les moins
agressifs. Concrètement, on joue beaucoup sur les décollements
qu’on limite autant que faire se peut. Les gestes gagnent en précision,
ils sont aussi moins invasifs et moins traumatisants.
• Dispose-t-il aujourd’hui d’atouts
pour faire de l’intervention un acte plus anodin?
Oui, les chirurgiens utilisent
aujourd’hui de nouveaux pansements post-opératoires à base de phytothérapie
qui accélèrent la cicatrisation en limitant les oedèmes et les
ecchymoses. Dans un deuxième temps, on propose au patient des techniques
de physiothérapie et de kinésithérapie comme le drainage et les
ultra-sons qui permettent de réduire très rapidement les gonflements.