• Que faut-il faire avant l’intervention
?
Le chirurgien vous demandera de procéder à un bilan complet.
Il comprend l’examen clinique et radiologique du sein, un bilan
biologique ainsi que tous les examens pré-opératoires classiques
et la consultation d’un anesthésiste. Et bien sûr, une étude
complète avec l’aide de photos, du buste que vous souhaitez obtenir.
• Que prévoir le jour de l’intervention
?
Pensez à venir avec un gilet large
que vous pourrez enfiler facilement pour rentrer chez vous.
• Quelles sont les suites opératoires
?
On cicatrise en 15 jours environ,
cela démange un peu, mais on souffre de moins en moins de la pose
de la prothèse car le chirurgien administre un anti-douleur dans
le sein avant de suturer. Pendant quinze jours, la poitrine reste
très sensible, les mouvements sont gênants et difficiles. Les douleurs
nécessitent parfois un traitement antalgique que nous vous prescrirons.
Il faut trois mois pour oublier sa prothèse et reprendre une activité
sportive normale ainsi que l’allaitement.
• Est-ce que je pourrais continuer
à faire régulièrement des mammographies ?
Bien sûr. La surveillance annuelle
clinique et radiologique des seins n’est pas perturbée.
• Pourrais-je mener une vie normale
?
Sans aucun problème. La prothèse
ne perturbe ni la vie sexuelle, ni la pratique sportive. Les voyages
en avion et la plongée sous marine sont sans incidence.
• Quels seront les résultats
?
Les seins sont le plus souvent
souples et naturels. La sensibilité et l’érectilité mamelonnaires
sont conservées. Seule, une usure est possible, nécessitant un
changement d’implant. Elle se constate à l’aide d’une surveillance
radiologique du sein, facile à effectuer.
• Quels sont les risques possibles
avec les implants en sérum physiologique ?
Ces implants peuvent se dégonfler
dans le temps. Il faudra donc les changer. Une réaction d'inflammation
sur le sein est également possible. Un traitement anti-inflammatoire
sera alors proposé. Si cela ne suffit pas, il faut envisager le
changement d’implant.
• Y a –t-il des risques spécifiques
aux implants en gel de silicone ?
Ils sont contre-indiqués en cas
de maladie auto-immune ou de maladie rhumatismale car une réaction
de l’organisme autour de l’implant est possible. Elle donne au
sein un aspect moins naturel et limite sa mobilité sur la paroi
thoracique. Ce type de complication qui survient dans 3% des cas
environ nécessite généralement le changement de la prothèse.
• Est-ce que la pose d’une prothèse
augmente le risque d’apparition d’un cancer ?
Non absolument pas. Il semble
même qu’en cas de maladie maligne, la prothèse puisse ralentir
la dissémination de la tumeur.
• Est-ce que je pourrais allaiter
après ?
Oui, la prothèse ne perturbe ni
la montée laiteuse, ni l’allaitement.
• A partir de quel âge puis-je
envisager une pose de prothèse ?
Les interventions d’augmentation
mammaire peuvent être pratiquées dès que le sein est mature, c’est
à dire vers 17/18 ans environ selon la date de la puberté.
• Y a-t-il des risques ?
Les risques principaux sont l’hématome.
Il existe souvent une asymétrie qui pourra s’accentuer par la pose
d’une prothèse mammaire. « La coque » est un phénomène inflammatoire
imprévisible du à une réaction du sein qui devient plus ferme et
gonfle. Ce risque diminue beaucoup avec les nouvelles prothèses
en gel de silicone cohésif. Il est de moins de 3 %.
A noter : Une
intervention chirurgicale esthétique est une intervention à part
entière. Outre les complications infectieuses et cicatricielles
toujours possibles, des complications imprévisibles peuvent survenir,
le tabac et une mauvaise hygiène de vie les favorisent